Au Canada, le poker est pour beaucoup un simple passe-temps auquel on s'adonne et qui est d'autant plus attirant qu'on peut gagner de l'argent. Mais pour d'autres, il s'agit d'une réelle passion qu'il est possible de convertir en véritable gagne-pain. Certains ont sauté le pas en quittant un emploi traditionnel pour devenir joueur ou joueuse pro. Si vous aussi envisagez une telle reconversion, voici quelques conseils pour vous y préparer au mieux.
Le salaire moyen d'un joueur de poker au Canada

Il est difficile de définir avec précision le montant d'un salaire au poker. Cela dépend du niveau de jeu, des variantes auxquelles on participe, ou encore de la fréquence de jeu... À cela s'ajoutent les frais d'inscription, les déplacements (si vous jouez en personne), et bien entendu les pertes. Toutefois, il est possible de vivre confortablement du poker, voire même luxueusement, au Canada.
Jouer pour un salaire régulier
Comme dans un emploi traditionnel, il est possible au poker de jouer pour un salaire plus constant en participant aux cash games (on appelle ces joueurs les grinders). En effet, les gains sont moins aléatoires et gardent une certaine régularité.
Un grinder peut espérer remporter 5 grosses blindes sur 100 mains. Cela signifie que sur 70 000 mains mensuelles, vous pourriez gagner environ 3 500 $ CA.
Par ailleurs, les joueurs et joueuses de tournois peuvent gagner des sommes faramineuses, mais ceci implique que les pertes peuvent l'être aussi. Pour une gestion régulière du budget, cela peut s'avérer plus compliqué, d'autant plus qu'il y a peu de gros événements mensuels selon le calendrier local.
Quelques techniques pour augmenter ses gains au poker
Tout d'abord, pour être un bon joueur ou une bonne joueuse de poker, il faut avoir de bonnes facultés d'adaptation, notamment face au potentiel de ses adversaires. Pour cela, vous devez être au courant des dernières tendances (en suivant les communautés et forums canadiens ou américains) afin de vous préparer au mieux, sans toutefois reproduire ces techniques naïvement et sans la moindre compréhension. Par exemple, à partir de 2006, on a vu apparaître les 4-bet préflop; en 2010, ce sont surtout les squeezes qui avaient la cote. En bref, chacune de ces tendances nécessitait un jeu plus ou moins différent pour espérer s'en sortir gagnant.
Par ailleurs, l'état d'esprit ainsi que l'attitude du joueur sont des éléments importants à prendre en compte. Il faut savoir rester impassible, face aux pertes comme aux gains. Maîtriser ses émotions est en grande partie ce qui fera de vous un bon joueur ou une bonne joueuse professionnel·le.
Bien vivre du poker en se montrant prudent
Certains joueurs et joueuses sont connus pour avoir gagné des sommes astronomiques au poker, mais hélas, on observe souvent que ces mêmes personnes ont fait face, à un moment donné, à des pertes cinglantes. Parfois, la chance sourit, mais elle est rarement éternelle : on dit souvent que 3 mois de chance précèdent 6 mois de malchance.
Il est donc conseillé de savoir se réinventer, de s'adapter aux autres joueurs et joueuses qui très souvent s'améliorent de jour en jour. Faire preuve d'humilité, parfois même de prudence, est nécessaire, en osant jouer à des niveaux différents de ceux auxquels on est habitué, en cachant son identité, ou en réduisant ses limites. Il faut aussi être conscient qu'au-delà du profit, il est fondamental de savoir choisir les bonnes parties.
Sachez qu'en jouant au NL50, il est peu probable de réussir à vivre du poker. Mieux vaut privilégier le NL100 ou le NL400, les tournois ou encore les grinds. Envisagez le passage à un niveau pro lorsque vous gagnez 3 voire 4 fois votre salaire mensuel. N'oubliez pas que, comme toute passion, cela nécessite quelques sacrifices au niveau de la vie de couple et de la vie en général. Enfin, il est primordial de bien choisir où jouer, surtout en ligne, pour éviter les opérateurs peu fiables au Canada.